Erika N’Gando : victime noire oubliée des camps nazis

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Erika N’Gando : victime noire oubliée des camps nazis

L’histoire des noirs dans les camps nazis a été oubliée de l’histoire. Pour souligner la souffrance de ces hommes et femmes de couleur enfermés dans les camps de concentration pendant l’Allemagne, Serge Bilé a fait un film poignant.

Qui était Erika N’Gando ?

René Hautecoeur, rescapée des camps de concentration, raconte dans le film de Serge Bilé d’une jeune camerounaise nommé Erika N’Gando.

Erika N’Gando fut déportée à l’âge de 35 ans dans le camp de Ravensbrück. On ne sait pas exactement le motif de sa déportation. On sait juste que ce camp a été créé pour recevoir les femmes qui s’opposaient au régime d’Hitler.

Comment était la vie dans le camp de Ravensbrück ?

La vie était extrêmement dure pour les femmes de Ravensbrück. Selon la survivante René Hautecoeur, il n’y avait pas de différence de traitement entre les blancs et les noirs. La belle Erika faisait les mêmes travaux que tout le monde. Le travail des femmes était de faire des souches, asséchées les barrés et des grandes roues de pierres.

Vie difficile des femmes – camp de Ravensbrück

Erika était extrêmement choquée de se retrouver là-bas. Elle était décrite comme une femme fragile, écrasée, traumatisée. Elle ne cessait de répéter sans cesse :

“J‘ai froid, j’ai froid. “

Elle avait tout le temps froid. Ses camarades la taquinaient en l’appelant ” Blanchette”

Une mort tragique
Malheureusement, Erika ne revint jamais du camp de Ravensbrück. Le froid, la faim, les humiliations, la dureté des travaux, les mauvais traitements, les conditions d’entassement ont eu raison d’elle.
La mort se promenait dans le camp. Chaque jour des personnes mourrait. Le sort des enfants était encore plus terrible. Ils étaient arrachés à leur mère. On les laissait mourir de faim et de soif. Ceux qui avaient entre 10 ou 12 ans étaient condamnés à des tâches dépassant leurs faibles forces.

La survivante Ginette Clément se souvient d’une jeune femme enceinte qui devait subir des coups de pied dans le ventre, pour voir combien de temps le fœtus résisterait. Les nouveaux nés étaient moyés ou jetés dans un seau. Les jeunes filles étaient stérilisées dès l’âge de huit ans après des expositions au rayon X.

Le témoignage de Ginette Clément et René Hautecoeur montrent à quel point toute vie était interdite dans le camp de Ravensbrück.


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