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Le Cameroun, terre des bassistes

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Le Cameroun, terre des bassistes

Dans les années 1960-1970, une poignée de bassistes africains se font remarquer. Claude François aime à travailler avec Manfred Long, que l’on retrouve sur le tube de Manu Dibango Soul Makossa (sélectionné aux Oscars à Hollywood en 1973). Tout comme Alhadji Touré, il impose sa griffe en Europe et aux États-Unis alors que Willy Nfor, décédé en 1998, est considéré comme l’un des plus grands bassistes du continent.

Des artistes qui croiseront Jeannot Dikoto Mandengue et Vicky Edimo. Cette génération aura nourri et inspiré Richard Bona, bien sûr, mais aussi Noël Ekwabi (décédé en 2012), Étienne MBappé, Guy Nsangué, Richard Epesse, André Manga, Gro Ngolle Pokossi, Hilaire Penda, les frères Armand et Roger Sabal-Lecco…Ces bassistes de talent ont acquis une renommée internationale et collaborent avec des musiciens et des chanteurs de tous les continents, naviguant souvent entre groupes, studios et carrière en solo. Leur lien ? Ils sont tous camerounais !

Une coïncidence qui n’en est sans doute pas une. Selon les spécialistes, la passion des Camerounais pour cet instrument à la tessiture grave tient à l’essence même des premières musiques urbaines nées à Douala et à Yaoundé au début du XXe siècle, l’ambas-baie et l’assicko, lesquelles ont contribué à façonner cette rythmique étonnante marquant le jeu de tous les bassistes camerounais. C.J.-Y.

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