« Le jaune est la couleur de l’eau » : portraits réalistes du peintre Ghanéen Jeremiah Quarshie

Afroculture.net



 « Le jaune est la couleur de l’eau » : portraits réalistes du peintre Ghanéen Jeremiah Quarshie

Quand j’étais plus jeune, le problème de l’eau à Accra n’était pas aussi grave qu’aujourd’hui», dit Jeremiah, «mais il était important de stocker de l’eau, car peu de ménages auraient un raccordement à leur domicile. Pour ceux d’entre nous qui avaient une connexion, il a coulé très tard dans la nuit ou à l’aube. Nous avons donc tous dû trouver des réceptacles pour le stockage. “

Jeremiah Quarshie est un peintre ghanéen, qui vit et travaille à Lagos au Nigeria. Très sensible à la cause de la pénurie d’eau en Afrique, en particulier au Ghana. Il va peindre des portraits hyper-réalistes qui mettent en avant le jaune, l’eau, les femmes ghanéennes en dénonçant les difficultés du manque d’eau. Le Ghana est doté du plus grand réservoir d’eau douce du monde, mais les habitants souffrent du manque de pénurie d’eau. Beaucoup boivent doivent de l’eau en sachet, faute d’infrastructures d’approvisionnement et d’assainissement. L’accès à l’eau potable est un problème récurrent dans ce pays.

Dans son art, il peint des œuvres très détaillés à partir de photographies.

 Les photographies mises en scène servent parfois d’œuvres d’art complètes », dit-il. ” Certaines de ces photographies sont créées en superposant des éléments ghanéens sur d’autres contextes non-ghanéens, créant ainsi des situations plutôt inhabituelles de manière très unique.”

Dans cette collection d’art « le jaune et la couleur de l’eau », il voulait sensibiliser à travers ses peintures sur la pénurie d’eau et du rôle des femmes dans la société. Car, selon la tradition ghanéenne, les femmes étaient souvent des porteuses d’eau.

 C’était une décision consciente de n’utiliser que des femmes. Dans la culture ghanéenne, les femmes sont chargées de la tâche primordiale qui consiste à trouver de l’eau et à la rapporter à la maison. »

Avec la multiplication des restaurants autour du Ghana, les femmes utilisaient des récipients d’huile végétale, appelés «kuffour gallons». Ces récipients jaunes étaient facilement accessibles et abordables, pour stocker de l’eau.

En un rien de temps, ils sont devenus le symbole culturel de la recherche de l’eau. Plus le nombre de récipients que l’on voit dans un voisinage particulier étaient élevés, plus le problème était grave.”

Ils reconstituent des scènes de la vie quotidiennes en peignant ses amis, des femmes ordinaires, des reines de beauté, des femmes d’affaires en passant par des ouvriers, un boxeur et un soldat. Ces portraits sont édifiants et ultras réalistes. C’est un magnifique travail d’art à contempler.

 

Venez aussi visiter notre boutique la ligne en cliquant ci-dessous !

Qu’en pensez-vous ?

Comments

Facebook comments

Powered by Facebook Comments

Afroculture.net

Leave a Response / laissez un commentaire